Récolter les potimarrons au bon stade améliore leur tenue et leur saveur pendant l’automne.
La couleur seule ne suffit pas : le pédoncule, la peau et la météo donnent des indices plus fiables.
Observez d’abord le pédoncule. Il devient sec, dur et légèrement liégeux lorsque le fruit arrive à maturité. La peau prend une couleur régulière et résiste à une pression légère de l’ongle. Les feuilles proches commencent souvent à jaunir, sans que toute la plante doive être desséchée.
Récoltez par temps sec, avant une forte gelée. Un fruit encore tendre ou marqué doit être cuisiné rapidement plutôt que placé avec les autres.
Nettoyez et séchez un sécateur bien affûté. Coupez la tige en conservant environ 5 cm de pédoncule. Ne l’arrachez pas et ne portez jamais le potimarron par cette poignée naturelle : une fissure favorise ensuite la pourriture.
Déposez chaque fruit dans une cagette sans le lancer ni l’empiler. N’enlevez pas la terre en frottant fort et ne lavez pas la peau avant stockage. Une brosse douce suffit lorsque la surface est sèche.
Laissez les fruits s’assécher pendant sept à dix jours dans un endroit abrité, sec et ventilé, à l’écart du gel. Installez-les ensuite sur une étagère ou dans des cagettes ajourées, sans contact direct avec un sol humide.
Utilisez en premier les potimarrons légèrement marqués. Retirez immédiatement un fruit qui ramollit afin de protéger le reste de la récolte.
Un potimarron se conserve mieux lorsqu’il est mûr, coupé proprement et gardé intact. Une inspection régulière reste plus utile qu’un stockage oublié pendant plusieurs mois.